Les créations en liceParticiper

Bienvenue sur l'une des créations en lice pour la 8ème édition des Chatons d'Or, le festival de la nouvelle économie créative.

Comme chaque année, les Chatons d’Or font émerger les idées au prisme de 8 catégories représentant 8 champs de la société. Pour chaque champs, deux prix pour se faire les griffes :– Un prix « ouvert » avec des campagnes ou projets libres : print, film, digital, projet artistique, asso, startup, application, nouveau média, bref toutes les idées peu importe leur forme.– Un prix spécial avec un brief.

Vous pouvez poster votre campagne/projet en mode privé pour que rien ne soit dévoilé.

Du 10 avril au 10 mai 2019, vous pouvez envoyer – gratuitement – autant de créations ou dossiers que vous le désirez, dans toutes les catégories. La grande soirée de remise des prix aura lieu le 5 juin et rassemblera plus de 1000 décideurs, influenceurs et acteurs de l’économie créative dans un lieu prestigieux à Paris.

Bienvenue sur la plateforme de participation de la 8ème édition des Chatons d'Or, le festival de la nouvelle économie créative.

A bientôt ! 

Passeurs de culture, bâtisseurs de futurs

Par : OURISSON Perrette

Dans la catégorie ARTS & CULTURES - Prix spécial Malesan

Contexte
L'intégration de migrants/immigrés pose un problème sociétal renforcé par les problèmes de chômage, de crise identitaire d'une société où les disparités ne sont plus acceptées comme un atavisme & une fatalité. Les discours populistes, le clivage dans une France à 2 (ou plus) vitesses stigmatisent l'autre différent & attisent un climat de révolte (guerre des banlieues, gilets jaunes…). L’art est un moyen de lutte contre l’exclusion et est facteur d’intégration. Jouer ensemble a le pouvoir de rassembler autour d’une émotion musicale partagée, de créer des liens de confraternité entre musiciens, de contribuer à bâtir un désir de vivre-ensemble. Mais comment inclure ces publics éloignés de la culture dans le système actuel d’enseignement de la musique ? Beaucoup d’enfants n’ont pas accès à des activités culturelles (pour des raisons financières, de transports, manque d’information, crainte de surcharger des enfants en difficulté scolaire/nouvellement arrivés en France) ou n’ont accès qu’à une culture communautaire, relayée par des associations représentant le(s) pays d’origine. La fierté de ses racines est importante pour se construire, mais il est aussi important de connaître et s’intégrer dans la/les culture(s) du lieu de vie, de construire une multi-culture commune inclusive dans laquelle chacun se reconnaisse. La musique permet de s’exprimer au delà des mots, de développer créativité et imagination, confiance en soi et identité propre, de grandir. Partager une émotion sur scène, jouer de concert donne envie de vivre ensemble, une curiosité de l’autre, différent mais pas si différent, permet une confraternité. Beaucoup d’enfants ont, outre leur maîtrise imparfaite du Français et une scolarité souvent source de souffrances, une attention labile, entendent mais ne savent pas écouter, souffrent d’un gros manque de confiance et d’un "ras-le bol" de ce qui est scolaire, formel. Dans certains quartiers (dits sensibles), des frictions entre communautés, entre générations, génèrent des conflits mais aussi des peurs, des a-priori, des évitements. Connaître son voisin permet de le comprendre et le tolérer. L’enseignement conventionnel de la musique n’est pas adapté à ces publics fragiles. Il faut trouver un moyen ludique de les intéresser, développer l’écoute, l’attention, l'apprentissage, de susciter l’émotion artistique, le plaisir créatif qui donneront le désir de travailler, d’apprendre, de jouer et vivre ensemble. Il faut mixer, mixer les élèves, leur faire apprendre les uns aux autres des musiques de leurs communautés respectives, les rassembler sur scène et, grâce à l’émotion partagée, créer des liens de fraternité au sein de cette mixité sociale. L’artiste peut être acteur de changement social. Mais il ne suffit pas d’avoir son prix de conservatoire, d’être un virtuose de son instrument. Encore faut-il qu’il soit formé pour cette nouvelle responsabilité, pour apprendre, non seulement l’instrument qu’il va enseigner et comment transmettre son savoir, avec des techniques d’approche et d’enseignement non-formel, des outils spécifiques et adaptés, des connaissances historiques, sociales, culturelles sur ces publics fragiles, objets d’idées toutes faites, de phobies et apriori. Les intervenants des ateliers doivent avoir ouverture d’esprit, souplesse & acceptation de conditions matérielles difficiles & d’un public particulier (culture différente, langue française non maîtrisée, problèmes comportementaux).
Justification
La vocation de Ballade est de bâtir une société inclusive via la pratique musicale pour tous. Notre domaine, c’est la musique. Nous ciblons les habitants des quartiers prioritaires de la ville, réfugiés, migrants, Roms, gens du voyage, familles à la rue, personnes âgées… souvent exclus, isolés qui ont peu accès à des activités culturelles. Nous avons dû réinventer une pédagogie qui soit adaptée, ludique, fédératrice, différente de l’enseignement formel, conventionnel pour attirer ces laissés pour compte de la culture, pour susciter leur désir de culture commune et d’émotions partagées. Notre solution, c’est des ateliers socio-culturels via la musique. - Afin de donner accès à tous, nos ateliers se font sans aucune sélection. - Ils sont gratuits avec prêt d’instruments gratuit. - Les interventions sont sur les lieux de vie de ces personnes exclues. - La pratique instrumentale est non-formelle, collective et interactive. - L’enseignement-apprentissage se fait à l’oreille, par cœur, sans partition ce qui permet un accès à la musique ludique, adapté à ces publics. - Le répertoire est composé de musiques et chants traditionnels, valorisant les langues-cultures d’origine des bénéficiaires. Ce répertoire multiculturel et plurilingue invite à la connaissance de l’autre, à la mixité sociale. Partager toutes les cultures, c’est enrichir notre culture. Nos intervenants sont formés au rôle d’artiste social : ils apprennent une pédagogie adaptée, disposent d’outils mais aussi de connaissances sur les spécificités de ces publics, objets d’idées toutes faites, de discriminations. Ils participent à la construction d’une société plurielle, plus tolérante, plus inclusive. Cette formation permet aussi de créer des débouchés pour ces passeurs de cultures. Notre projet initial d'ateliers socio-culturels via la musique se développe & cible de plus en plus de publics fragiles. Notre but est de créer une mixité sociale née du désir de vivre ensemble par l'émotion de jouer ensemble. Notre action repose sur des ateliers de chant et musique instrumentale.

Les présentations

Les videos