Les créations en liceParticiper

Bienvenue sur l'une des créations en lice pour la 8ème édition des Chatons d'Or, le festival de la nouvelle économie créative.

Comme chaque année, les Chatons d’Or font émerger les idées au prisme de 8 catégories représentant 8 champs de la société. Pour chaque champs, deux prix pour se faire les griffes :– Un prix « ouvert » avec des campagnes ou projets libres : print, film, digital, projet artistique, asso, startup, application, nouveau média, bref toutes les idées peu importe leur forme.– Un prix spécial avec un brief.

Vous pouvez poster votre campagne/projet en mode privé pour que rien ne soit dévoilé.

Du 10 avril au 10 mai 2019, vous pouvez envoyer – gratuitement – autant de créations ou dossiers que vous le désirez, dans toutes les catégories. La grande soirée de remise des prix aura lieu le 5 juin et rassemblera plus de 1000 décideurs, influenceurs et acteurs de l’économie créative dans un lieu prestigieux à Paris.

Bienvenue sur la plateforme de participation de la 8ème édition des Chatons d'Or, le festival de la nouvelle économie créative.

A bientôt ! 

HIDDEN

Par : FLEUR EVEN

Dans la catégorie 2018

Contexte
Il s'agit, dans les trois premières créations, de trois pages de magazines féminins griffonnées, enrichies, brouillées, formant un masque qui rend la lecture du visage impossible. Dans ce cas, j'ai souhaité sortir de la perception première de la femme qui nous est donnée à voir dans les médias et plus particulièrement les magazines. Les matériaux utilisés sont de la peinture à l'huile sur papier journal. ------ Dans le dernier cas, il s'agit d'une femme tirée d'une photo érotique des années 1950. Mise à nue, quels éléments peut-on enlever pour rendre sa lecture possible, malgré tout ? Le procédé utilisé est ici une tablette graphique et un logiciel de dessin vectoriel.
Justification
Inspirés des masques aborigènes australiens, les masques dessinés sur les trois pages de magazines sont une manière de s'extirper de ces beautés uniformisées et stéréotypées en rendant leur lecture difficile et en les complexifiant. Les masques servaient à communiquer avec les esprits des ancêtres, et permettaient de faire abstraction de son propre corps lors des rites de passage et des cérémonies. Provoquer la négation de ce corps irréel, fabriqué de toutes pièces, est la solution que je propose pour faire table rase et se reconnecter à soi et à sa propre perception et sensation de la Beauté. ------ Le dessin au trait blanc sur fond noir, tiré d'une photographie des années 1950, est une manière de dépouiller les attributs féminins pour n'en garder que le nécessaire. A l'inverse de se dévêtir pour montrer le plus possible, il s'agit ici de soustraire des éléments pour en cacher d'autres et s'apercevoir que la lecture du corps féminin est tout de même possible. Dissimulé, fractionné, il existe tout de même. Ce questionnement porte également sur la manière dont le corps féminin est jugé dans les médias et dans la rue. Reprendre possession de ce corps donné sans permission et assimilé à une image servile de la femme, tel est le message véhiculé ici. En effet, après de nombreuses discussions échangées avec de nombreuses femmes (et de nombreux hommes), j'ai pu me rendre compte que ce n'était pas simplement une croyance mais bien un phénomène de société : en effet, les regards ne sont pas simplement des regards. Ils déconstruisent le corps féminin et son image par petites touches, qui se répercutent sur la vision que l'on porte sur notre corps, notre identité. Chaque morceau retiré de cette femme est un morceau que l'on donne, que l'on perd, jusqu'à ce que l'on trouve la force de le retrouver, de le reconstruire. Le trait discontinu est une manière de ne jamais figer cette image : l'image de la femme est toujours en mutation.

Les visuels

Les présentations